Théâtre – « La Leçon »

Evénement : L’Association des Amis du Prieuré de Bray à l’honneur de vous présenter La Leçon de Ionesco. Ce projet, nous y sommes particulièrement attachés… en effet, au fur et à mesure de nos événements nous avons créés une réelle relation d’amitiés avec le comédien picard, Laurent Thémans qui avait magnifiquement interprété notre Cyrano de Bergerac en 2011.

Forts de cette relation et sous le charme de son projet théâtral, nous avons décidé de soutenir sa compagnie, La compagnie de la Fortune, dans leur projet de se présenter au Festival d’Avignon en 2014.

Ils en sont revenus comblés et forts de nombreuses nouvelles programmations.

Aujourd’hui, et avec un plaisir immense, nous saisissons l’opportunité de vous présenter cette oeuvre qui ne vous laissera, nous en sommes certains, pas indifférents.

La leçon
d’Eugène Ionesco
Avec Laurent Thémans, Célia Clayre, Carole Brossais et Jérôme Duchemin
Mise en scène : Hélène Laurca
Chorégraphie : Sabine Fontbonnat-Lecat
Musique : Jérôme Duchemin

Le journal de Saône et Loire
La Provence
Scèneweb
Regart.org
Le Masque et la Plume

Lieu : La grange Saint Augustin du Prieuré de Bray

Date et horaire : le samedi 13 juin 2015 à 20h30

Tarif et réservation : 15 euros – réservation au 06 41 06 44 50 ou par mail sur prieuredebray.reservation@hotmail.fr

Aff_leçon_220 L’Intrigue : Une jeune fille se présente chez un professeur, pour préparer un « doctorat total ». Troublé par la jeunesse et la gaieté de son élève, il se montre tout d’abord fasciné et intimidé.

La leçon commence par l’arithmétique. L’élève est habile à additionner mais incapable de soustraire. Le professeur s’en agace. Le cours se poursuit par la philologie. Déçu par l’ignorance de son élève, le professeur devient agressif, voire despotique. Le drame se dessine. Sous le déluge verbal de l’enseignant, l’élève perd petit à petit de sa vivacité. La leçon tourne à la tragédie. Le professeur viole et tue la jeune étudiante.

L’Auteur : Eugène IONESCO fuit en 1938 la montée du fascisme en Roumanie. Il s’installe en France et écrit les plus grandes pièces du théâtre de l’absurde. Nourris de Freud, ils créent des personnages ne maîtrisant plus leurs fantasmes et leurs névroses. Des êtres pour lesquels la vie psychique a pris le pas sur la réalité. Pour Ionesco, le théâtre de l’absurde est le théâtre qui pose le problème de la condition humaine.

Une mise en scène inédite…IONESCO signe une mise à mort, et pour accompagner ce mouvement, j’ai dynamisé les corps des personnages et je les ai emmené, malgré eux, dans la frénésie et la violence désespérée du tango. La musique permet aux corps d’atteindre l’ivresse et d’exulter. J’ai donc choisi de joindre aux comédiens, un altiste. Sa voix accompagne les pulsions érotiques et macabres du professeur. Comme un pendant au personnage de la bonne, symbole du sursaut de la conscience. La danse permet de mettre en évidence les joies, les sensualités, les perversions, les manipulations et la désarticulation de ces êtres de chair. Et enfin le rire, propre au théâtre de l’absurde, aide l’homme à tenter de fuir son destin.

La Compagnie : www.ciedelafortune.com. La Cie de la Fortune – Théâtre en Soi, a été fondée par Hélène LAURCA et Laurent THEMANS en Picardie, en juillet 2005. Elle rayonne en terre picarde, en région parisienne et en France. Elle joue en vue du tout public et des scolaires. Son spectacle, La Leçon a déjà tou- ché plus de 1300 collégiens et lycéens. Elle innove avec de petites structures théâtrales qui accompagnent les temps forts culturels de la Vallée de l’Automne et du Département de l’Oise.

Musique : Avec une grande liberté d’expression Jérôme DUCHEMIN, « découpe » les grands airs de tango. La voix de l’alto s’entremêle à celles des personnages. Son rythme, précède ou souligne leurs émois.

Chorégraphie : Comme la musique, la danse appartient intégralement au mode d’expression des personnages. Elle met en évidence les joies, les sensualités, les perversions, les ma- nipulations et la désarticulation, de ces êtres de chair.

Sabine FONTBONNAT est la chorégraphe.

« Entrée en danse » depuis bientôt 20 ans, elle dirige à Crépy en Valois l’association «L’Usine à Danses» : lieu d’initiation, de sensibilisation et de formation à la danse. Danseuse interprète dans différentes compagnies, elle devient chorégraphe et travaille sur des projets artistiques mêlant plusieurs arts: danse aquatique, cirque, chant, théâtre… ses créations sont des pièces uniques.

Les comédiens

Laurent THEMANS, le professeur

formé au conservatoire royal de Belgique, il gagne Paris en 1992. Il est à la création de « la compagnie Ucorne ». Une formation au jeu de « l’acteur studio » le conduit en Angleterre – formation de Jason Martin à Bristol. Revenu en France, il met en scène la Cie de cirque de rue « Diabolo and Co » ils se produisent en France et en Hollande. Son répertoire : « Le malentendu » d’Albert Camus, « Feu la mère de madame » de Georges Feydeau, « Les fourberies de Scapin » de Molière, « Cyrano de Bergerac » d’Edmond Rostand…

Célia CLAYRE, l’élève

Elle baigne depuis son enfance dans le milieu du spectacle vivant. Le contact avec des chanteurs lyriques est un choc. Elle aime les défis et choisit des projets mêlant plusieurs compétences. Son répertoire : Lucile et une chanteuse lyrique dans «Le bourgeois gentilhomme» de Molière. Solange dans «Les bonnes» de Genet. Elle participe au Festival off d’Avignon 2013, seule en scène avec «En attendant Gaudon» où elle interprète la schizophrénie d’une comédienne, possédée par ses personnages.

Carole BROSSAIS, la bonne

Elle se forme à la méthode Stanislasky avec Andréas Voutsinas .
A l’art du clown, du mime et de la commedia del arte avec Bernard Mangin. A la technique du « théâtre forum » avec le Théâtre de l’Opprimé . Son répertoire : « La fausse suivante » de Marivaux, « Les portes de Constantine » de Fatima Gallaire, « Piccolino » d’Alain Gillard, « Le Bon petit diable », « Etat de siège » d’Albert Camus… Elle rencontre Hélène LAURCA en 1996, début d’une longue collaboration … (Molière, Feydeau, Pierre Smée, Muriel Bloch…) et aujourd’hui Ionesco.

Jérôme DUCHEMIN, l’altiste

En 1988 il commence sa carrière d’alto solo avec les « Archers Européens ». Il est ensuite appelé à jouer sous la direction de J-P Walles, de J-C Casadesus et de Yu- taka Sado au sein des Orchestres Parisiens : Colonne, Pasdeloup et Lamoureux. Il crée le trio « Der Dichter » (clarinette, alto, piano) et joue en France et à l’étranger (Bonn, Köhl, Mannhein,…) Puis il est engagé en tant qu’ alto solo de l’Orchestre de Chambre Lyrique de Paris sous la direction de Haïk Davtian, puis alto solo de « Serenade Orchestra » sous la direction de Janos Komivès.